Maria Montessori

Maria Montessori, sa vie, son oeuvre :

Qui est Maria MONTESSORI ?

Née le 31 août 1870 en Italie à Chiaravelle (province d’Ancône), elle devient la première
femme médecin Italienne en 1896 à l’âge de 26 ans.
En 1897 alors en poste auprès des enfants dans la clinique psychiatrique de l’Université
de Rome, elle déclare : « Les enfants déficients ne sont pas des hors la loi, ils ont des
droits. Ils ont droit à tous les bienfaits de l’instruction.
Nous devons permettre à ces malheureux de se réintégrer dans la société, de conquérir
leur place et leur indépendance dans un monde civilisé retrouvant ainsi leur dignité
d’être Humain.
En 1898 alors qu’elle prend la Direction de l’école Orthophrénique de Rome, elle va
explorer et axer ses recherches autour des travaux d’Edouard SEGUIN et de Jean ITARD
2 médecins français pour construire du matériel pour les déficients sensoriels (lettres
rugueuses, etc.). « Le développement des sens réveille l’activité musculaire et motrice,
et avec elle l’intelligence. » Les étapes de l’éducation – Maria Montessori
Les enfants dont elle a la charge apprennent à lire et à écrire et réussissent les examens
italiens au même titre que les autres élèves.
Forte de cette expérience, le Docteur Maria Montessori va diriger sa première « Casa
dei Bambini » (maison des enfants) inauguré le 6 janvier 1907 où elle prend en charge
des enfants des quartiers défavorisés de San Lorenzo à Rome. « Dans ce quartier ghetto,
peuplé d’immigrants venus du sud de l’Italie dans l’espoir de trouver une vie meilleure
au Nord, les enfants sont livrés à eux-mêmes et non scolarisés ».
« Pour Maria Montessori c’est l’occasion de travailler avec des enfants non déficients
mentaux et de mélanger le social et le pédagogique. Elle commence d’ailleurs par les
éduquer à l’hygiène. Dans un appartement au rez-de-chaussée d’une maison, elle installe
la salle de classe, fait construire pour les enfants des tables et des chaises adaptés à leur
taille et crée bientôt un matériel pédagogique qui deviendra le matériel Montessori. Elle
explique : notre école est une maison des enfants plutôt qu’une véritable école, c’est-à-
dire, un lieu préparé spécialement pour l’enfant, dans lequel il assimile la culture diffuse
de cette ambiance, sans qu’il soit besoin d’un enseignement. La première « Casa dei
Bambini » et la « Pédagogie Montessori » a ainsi vu le jour à San Lorenzo, ce qui valut à
Maria Montessori une reconnaissance internationale ». Les étapes de l’éducation –
Maria Montessori
La reconnaissance internationale
En 1909 elle publie la Pédagogie Scientifique. La maison des Enfants qui est traduit dans
de nombreuses langue et l’a fait connaître dans le monde entier. A la suite de San
Lorenzo, elle fonde d’autres Maison des Enfants et écoles, elle devient formatrice en
pédagogie Montessori. Des stages sont organisés à Londres, Nice, Berlin, Amsterdam,
Barcelone, San Francisco, Madras et Karachi. Elle formera personnellement quatre à cinq mille étudiants. En 1912, aux USA elle fréquente alors Graham Bell dont l’épouse
était présidente de l’Association pour l’éducation montessorienne. En 1917, Sigmund
Freud lui écrit de Vienne pour lui dire que sa fille Anna Freud est une de ses disciples.
Celle-ci le confirmera d’ailleurs dans ses textes. Deux ans plus tard, deux milles
personnes s’inscrivent à la conférence que Maria Montessori doit donner à Londres.
Bertrand Russell se réjouit de ce que son fils de trois ans fréquente une classe
Montessori en Angleterre. En 1929, elle fonde l’Association Montessori Internationale
(AMI). En 1931, le Mahatma Gandhi lui écrit son admiration. Jean Piaget fonde et
préside jusqu’à sa mort la Société Montessori Suisse. Il fut son élève au cours de 1934 à
Nice.


En 1937, Maria Montessori part en Inde, alors colonie britannique. Avec la seconde
guerre mondiale elle est mise en résidence surveillée parce que l’Italie est puissance
ennemie de la Grande-Bretagne. Elle y travaillera jusqu’en 1946 avant de regagner
l’Europe. Maria Montessori s’est éteinte en 1952 en Hollande à 82 ans. Son fils Mario à
continuer son œuvre. Sa petite fille Renilde Montessori fut présidente de l’Association
Montessori internationale (AMI) jusqu’en 2005.
PEDAGOGIE :

  1. Le 1 er chemin que l’enfant doit trouver est celui de la concentration. C’est par la
    concentration que se fait le véritable travail de construction psychique.
  2. La liberté de l’enfant est au centre de notre travail, non pas cette liberté
    extérieure, mais bien la construction de la liberté intérieure. Elle se construit à
    travers un environnement qui favorise le mouvement qui a un but, l’activité
    autonome, le respect du rythme et des intérêts de l’enfant. C’est ainsi que
    discipline et liberté ne varient plus en sens inverse. Plus de liberté, ce n’est pas
    moins de discipline et réciproquement. Mais, au contraire, plus de liberté
    nécessite plus de discipline et de la discipline intérieure nait la liberté se
    déployant dans l’activité.
  3. Le but de l’éducation montessorienne est de permettre à la personne d’agir par
    elle-même et de penser par elle-même.
  4. L’éducation comme une aide à la vie : l’ambiance préparée : l’éducateur doit
    préparer l’environnement pour proposer aux enfants un milieu structuré.
    « L’enfant doit trouver dans l’ambiance quelque chose d’organisé en rapport avec
    son organisation intérieure », écrit Maria Montessori
  5. L’activité autonome : l’enfant choisit l’activité qui l’intéresse et choisit aussi de s’y
    atteler seul ou avec d’autres. Il suit ainsi le cours de sa propre socialisation. Il
    peut aussi ne rien faire ou discuter avec un camarade.
  6. Aide-moi à faire par moi-même : l’intervention des éducateurs doit être indirecte,
    l’enfant doit apprendre par sa propre expérience directe. « Se substituer à
    l’enfant dans l’accomplissement de ses actions formatrices, avec la louable
    intention de l’aider n’est pas ce dont il a besoin », écrit encore la pédagogue.
  7. Le respect de l’autre : l’enfant prend tout son temps pour l’activité qu’il a choisie.
    Il peut la recommencer autant de fois qu’il le désire. Elle n’est terminée que
    lorsque l’enfant a rangé le matériel et l’a remis en place. Il apprend ainsi la vie en
    communauté. En outre le matériel est toujours en un seul exemplaire. Si deux
    enfants veulent faire la même chose, ils doivent se mettre d’accord.
  1. Le corps et l’esprit : la main est au centre du développement, c’est « l’outil de
    l’esprit » selon Maria Montessori. Il se construit à travers la répétition, le
    perfectionnement d’un geste acquis avec une précision croissante (verser de
    l’eau dans un verre, laver un objet, etc…)
  2. L’attention : la véritable découverte de Maria Montessori est le phénomène de
    l’attention ; à travers des activités simples mais structurées de la vie quotidienne,
    l’enfant accède à la concentration et les autres ne doivent pas venir déranger leur
    camarade concentré.

La pédagogie Montessori conduit l’enfant à :
– Agir et penser par lui-même
– Etre en communication avec les autres
– Respecter et protéger les autres et son environnement
– Aimer et se laisser aimer

Source : Les étapes de l’éducation – Maria Montessori